A propos de la CGIL 


La CGIL (Confederazione Generale Italiana del Lavoro) est le syndicat général le plus important en Italie, avec plus de 5 millions de membres et affilié(e)s. 

Je rapporte la partie initiale de l'article premier du dernier Statut de la CGIL, approuvé en 2019, lors du dernier Congrès.

« La Confédération générale italienne du travail (CGIL) est une organisation syndicale générale à caractère programmatique, unitaire, laïque, démocratique, multiethnique, de femmes et d'hommes. Elle rejette et combat toutes les formes de harcèlement, de discrimination et de violence à l'égard des femmes et pour l'orientation sexuelle et l'identité de genre.

Elle rejette le fascisme et le racisme, défend les valeurs et les principes de légalité et lutte par tous les moyens contre la mafia, les associations terroristes et criminelles. Elle promeut la lutte contre toutes les formes de discrimination, la libre association et la solidarité et l'autoprotection collective des salarié(e)s et travailleurs.euses hétérodirect(e)s, des salarié(e)s sous formes coopératives et autogérées, des para-subordonné(e)s, des indépendant(e)s non entrepreneurs et sans les salarié(e)s, les chômeurs, ou en tout cas à la recherche de leur premier emploi, les retraités et les personnes âgées.

L'adhésion à la CGIL est volontaire. Elle implique la pleine égalité des droits et des devoirs dans le plein respect de l'appartenance aux groupes ethniques, de la nationalité, de la langue, de l'orientation sexuelle, de l'identité de genre, des cultures et des formations politiques, de la diversité professionnelle, sociale et des intérêts, d'être croyant ou non-croyant.

Dans ces mots, il y a tous les principes fondamentaux qui inspirent l'appartenance éthique, civique et politique à notre organisation ; principes qui mettent la liberté, la solidarité, la responsabilité, l'égalité des droits au premier plan.


UN PEU D'HISTOIRE DE LA CGIL

A la fin du XIXe siècle sont nés les premiers réseaux qui ont commencé à organiser les travailleurs.euses des différentes catégories et les premières chambres du travail sont nées.

Ensuite, la confédération dotera les différentes Chambres d'une organisation homogène.

Puis, pour des perspectives différentes, la CISL et l'UIL sont nées.

La CGIL (autonome) est née en 1944 et c'est depuis lors le syndicat qui interprète l'intérêt général de tous les travailleurs et travailleuses, basé sur la solidarité, qui protège et promeut - dans l'entreprise comme dans la société - l'exercice effectif de la droits et citoyenneté et réalisation de soi dans le travail et la vie civile.

La CGIL est une confédération, car elle représente tous.tes les travailleurs.euses à travers la catégorie Fédérations ; en plus, il y a le Spi, le syndicat des retraité(e)s italien(ne)s. Les catégories sont aujourd'hui au nombre de douze. 

J'appartiens à la fédération FISAC CGIL que je présente dans le paragraphe suivant.

Ici le link au fichier en PPT que j'ai fait sur la CGIL et les syndicats de catégorie de la CGIL.


UN PEU D'HISTOIRE DE LA FISAC

Le premier syndicat de crédit est né à la CGIL : la FIDAC, toujours en 1944. Le premier congrès unitaire de la CGIL, en 1945, comprenait 4 fédérations : les postes télégraphiques, les cheminots, les banques, les ouvriers des terres.

L'histoire de mon syndicat est très complexe. La FIDAC demande presque immédiatement l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes et la participation des travailleurs.euses aux dividendes.

... Encore aujourd'hui les syndicats et une partie de la politique de gauche demande la promotion de l'égalité entre hommes et femmes et la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, pas encore complètement rejointes.

Pour reprendre le discours chronologique : Jusqu'à la fin des années 60 il y a des accords séparés, majoritairement signés par le syndicat autonome et avec peu de progrès.

En 1951, en revanche, arrive l'accord "scala mobile", très avantageux pour les banquiers, car les indices de référence sont pris sur Milan. En effet, auparavant, il y avait des inégalités de salaires entre le Nord et le Sud de l'Italie, en étant les salaires du Nord plus élevés comparés au niveau de vie.

Avec la convention collective nationale (CCNL) de 1968 c'est l'acceptation pleine et entière des demandes syndicales et la création de la SAS : représentation syndicale d'entreprise. Dans les années 70 la réduction du temps de travail à 38h40, puis à 37h30 (1970/72).

1972 : limite maximale des heures supplémentaires.

La FISAC a été fondée en 1983 (union des syndicats de la banque, de l'assurance, de la perception des impôts et de la Banque d'Italie).

La restructuration du secteur a commencé en 1999 : le fonds de solidarité pour l'aide au revenu est né, pour permettre la sortie ordonnée des banquiers en pleine restructuration.

En 2005, la convention collective nationale du travail n'est pas signée de tous les syndicats et pousse vers la flexibilité (introduction de l'apprentissage dans le secteur).

Les contrats suivants sont défensifs et indiquent une crise importante du secteur.


Ma Formation et la Formation dans la FISAC CGIL : caractéristiques et problématiques


Il n'y a pas de chemin prédéterminé, dans la FISAC CGIL, pour faire quelque chose. On arrive à s'occuper d'une matière pour des raisons diverses, parfois seulement politiques et parfois occasionnelles. Normalement, cependant, la sensibilité des fonctionnaires syndicaux fait qu'on demande à des personnes ayant un certain bagage et une certaine expérience de s'occuper de certains domaines. Et c'était mon cas. Le Secrétariat de la FISAC CGIL Bologne et ensuite de l'Emilie-Romagne m'ont demandé, en 2012, si je voulais m'occuper de formation, vu ma propre formation humaniste, vu mon éloquence, vu quelques expériences curriculaires dans le domaine socio-relationnel et culturel. Et ainsi, tout simplement, mon expérience de formatrice a commencé. 

Il n'y a pas de structure rigide, pas de trajectoire prédéterminée dans ma catégorie syndicale, pas de formalisation achevée. Quand on m'a proposé de m'occuper de formation, j'ai été enthousiaste, pour ma formation. Cela m'a paru d'ailleurs une possibilité de faire enfin quelque chose qui me corresponde, vu qu'au travail cela n'arrivait pas (et n'arrive pas), c'est pourquoi, sans même y réfléchir, j'ai tout de suite accepté ! Mais, comme nous l'avons dit, il n'y a pas de parcours structuré avec des rôles fixes et toujours définis, ni formalisés. J'ai suivi quelques cours de formation : deux de trois jours organisés par la FISAC nationale et un confédéral de quelques jours. Ensuite, j'ai commencé une sorte de formation sur le tas et, de temps en temps, j'ai suivi des cours de formation de formateurs.trices. J'ai été suivi par un camarade qui m'a expliqué les cours et avec qui nous partagions les parties à apporter en classe et qui a ensuite donné un cours sur le processus de formation. Et donc, de manière hétéro-directe et autonome, j'ai commencé dans la salle d'audience. Petit à petit, j'ai gagné en confiance et je donne maintenant les cours moi-même (plus pour des raisons d'opportunité et de nécessité, cependant, parce que je suis convaincue qu'il faut au moins deux formateurs dans la salle, mais cela ne se passe pas souvent dans ma région). Le problème de mon syndicat de branche (catégorie) est simplement qu'il investit peu dans la formation, qui reste donc une activité résiduelle.

 Normalement, je donne 3-4-5 cours par an (avec le covid, l'activité s'est presque arrêtée) et je considère que c'est peu, tant pour ma formation et mon amélioration de formatrice, que pour l'importance que la formation devrait revêtir de nos jours, en particulier dans ces soi-disant « corps intermédiaires » que sont les syndicats, symbole de la défense et de la construction des droits, de la culture, de la civilisation, de l'égalité, de la solidarité. De plus, il y a la problématique des trop nombreuses activités données peut-être à un seul formateur, qui, dans les endroits où il n'y a pas beaucoup d ' « agilité syndicale » (les jours de permis du travail) réussit à faire peu, doit tout faire (même au niveau logistique, organisationnel, technique, technologique) et cela compromet, à mon avis, la qualité de la formation. En outre, il n'est pas pédagogiquement positif qu'il n'y ait qu'une seule personne dans la salle. C'est extrêmement fatigant pour le/la formateur.trice et moins efficace et agréable pour les stagiaires. Et, je dis encore, la formation pour moi est comme je l'ai vue à ETT : un travail d'équipe, une croissance et une confrontation collectives, un engagement constant, une continuité nécessaire. Tout cela dans ma réalité manque. De plus, après avoir terminé un cours en milieu ou fin d'après-midi, il est très tentant d'aller travailler huit heures à la banque le lendemain. Je fais deux boulots. Et celui de la formation, ainsi, à mon avis, ne se fait pas bien.

Notre syndicat est très petit, comme nombre d'adhérents ; peu de représentant(e)s syndicaux.ales de la FISAC travaillent de façon stable au sein de la CGIL, ou mieux, sont détaché(e)s (de leur travail pour s'occuper exclusivement de syndicat), si ce n'est les secrétaires généraux.ales (territoriaux.ales, régionaux.ales et nationaux.ales, les secrétaires des groupes de coordination et des secrétariats d'entreprise, certains rôles clés), quelques autres figures « politiques » qui est favorisée pour des raisons d'opportunité, les camarades des assurances qui ne doivent pas présenter à l'entreprise les permis syndicaux qui viennent de l'ABI (Association banquiers italiens) ou de l'ANIA (Association italienne des Assurances). Le reste des gens travaillent la plupart du temps à la banque et, le cas échéant, (pour des événements ou des activités précipitées) travaillent pour le syndicat.

Il est clair que la continuité, nécessaire dans la formation, ainsi n'existe pas.

Cela est un problème structural, à mon avis, et j'espère que quelque chose va changer, en discutant, en trouvant plusieurs ressources, en comprenant que l'éducation et la formation sont vraiment cruciales, surtout dans cette période di vide de sincères passions idéales, de connaissances e de relations entre les choses, les matières, les connaissances mêmes et, par conséquent, vide de capacité de réfléchir sur les événements et de changer ce qui n'est pas juste ou qui est dangereux, pour les personnes, pour le monde.

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